(Sources: Juno7 / Reuters) — Les espoirs nés des accords de paix conclus il y a trois mois entre les autorités de transition haïtiennes et certains chefs de gangs s'effritent rapidement. Des tirs nourris ont été entendus dans les quartiers de Cité Soleil, Martissant et Bel Air dans la nuit.
La trêve trahie
Ces accords étaient une façade, confie un officier de la Police Nationale d'Haïti sous couvert d'anonymat. Le vrai problème, c'est que les gangs sont mieux financés et armés que nous. Ils ont utilisé la période de trêve pour recevoir de nouvelles livraisons d'armes illégales.
La MMAS dépassée
La Mission Multinationale d'Appui à la Sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya a reconnu que la situation sur le terrain est plus complexe que prévu. Ses effectifs de 2 500 hommes peinent à contrôler une ville de plus de 3 millions d'habitants où les gangs sont maitres de 85% du territoire.
Des lueurs d'espoir citoyen
Malgré tout, des initiatives citoyennes émergent. Des brigades de paix communautaires, des centres d'aide aux déplacés internes et des programmes de réinsertion pour les anciens membres de gangs tentent de créer des alternatives à la violence dans les quartiers les plus touchés.


