Port-au-Prince — Pendant que le monde regarde ailleurs, Haïti s'enfonce dans une crise humanitaire sans précédent. Plus de 700 000 déplacés internes, 5 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère, un système de santé au bord de l'effondrement total.
Les camps de déplacés : l'urgence invisible
Dans les camps de déplacés qui ont poussé aux abords de Pétion-Ville et de Jacmel, les conditions sont critiques. Les familles survivent sous des tentes de fortune, sans eau potable, sans toilettes, sans soins médicaux. Les enfants sont les plus vulnérables : la malnutrition aigüe touche des milliers d'entre eux.
Le système de santé à terre
Les hôpitaux qui fonctionnent encore sont saturés. L'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH), principal hôpital public du pays, manque de médicaments, de sang, d'oxygène et de personnel. Des médecins ont quitté le pays, fuyant les menaces des gangs.
Une crise politique et humanitaire
Cette crise n'est pas naturelle. Elle est le résultat d'années de mauvaise gouvernance, de corruption systémique, de désintérêt de la communauté internationale et d'un embargo de fait imposé par les groupes armés. La solution doit être politique autant que humanitaire, analyse un expert de l'OCHA.

